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COMMUNIQUE DE PRESSE - 27 MAI 2014

                                         
CONTRATS RESPONSABLES
LE MEDICAMENT HOMEOPATHIQUE DANS LE PANIER DE SOINS

Communiqué de presse - 27 mai 2014

Le Syndicat national des médecins homéopathes français entend dénoncer la discrimination dont le médicament homéopathique fait l’objet dans le projet de décret modifiant les contrats d’assurance-maladie complémentaires, bénéficiant d’aides fiscales à l’acquisition.

Ces contrats dits « responsables » correspondent à « un panier de soins minimum » qui doit être garanti aux souscripteurs par les mutuelles et les assureurs complémentaires en échange des aides fiscales. Or, le projet de décret inclut, dans le panier de soins, l’obligation de remboursement du ticket modérateur de tous les produits et prestations de soins à l’exception de quelques uns dont le médicament homéopathique.

 

Le SNMHF ne peut pas accepter un projet qui est à la fois discriminant, inégalitaire et aberrant.

 

- Discriminant parce que le médicament homéopathique est soumis, comme le médicament allopathique, à des règles strictes d’enregistrement et de mise sur le marché. Cette égalité de contraintes doit s’accompagner d’une égalité de traitement réglementaire et médico-économique.

- Inégalitaire parce que la non prise en charge de la part complémentaire du médicament homéopathique pénaliserait les 10 millions de patients qui ont choisi l’homéopathie comme traitement de première intention, en particulier ceux ayant comme médecin traitant, un médecin homéopathe.

- Aberrant parce que l’homéopathie est de plus en plus utilisée, y compris comme traitement de soins de support dans des pathologies lourdes, notamment en cancérologie et parce que l’étude EPI3* a démontré que sur 3 groupes de pathologies les plus fréquemment rencontrées en médecine générale, l’amélioration clinique chez les patients était comparable selon qu’ils étaient traités par allopathie ou par homéopathie. Le non-remboursement du ticket modérateur des médicaments homéopathiques conduirait à un transfert vers des prescriptions allopathiques beaucoup plus coûteuses à l’heure même où l’assurance-maladie cherche désespérément des économies sur le poste médicament.

Le SNMHF demande, expressément, au nom des patients, à la Ministre de la santé, de modifier ce projet de décret et d’inclure, dans le panier de soins, le médicament homéopathique.

 

*En 2008-2009, l’étude EPI3 a été la première étude pharmaco-épidémiologique menée en France chez des médecins généralistes. 9000 patients ont été suivis pendant un an par 900 médecins généralistes dont 300 médecins généralistes allopathes, 300 médecins généralistes « mixtes » (prescrivant de l’homéopathie et de l’allopathie) et 300 médecins généralistes homéopathes. Les résultats ont montré que ces 3 catégories de médecins suivent le même type de patients avec les mêmes pathologies et le même degré de gravité. Sur les 3 groupes de pathologies étudiées – infection des voies aériennes supérieures, troubles anxio-dépressifs-troubles du sommeil et douleurs musculo-squelettiques, l’amélioration clinique évaluée par les patients est comparable, que le traitement soit allopathique ou homéopathique.

 

 

 

Contacts médias

Dr Dominique JEULIN-FLAMME, Présidente du Syndicat national des médecins homéopathes français (SNMHF) : 0616556615- Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Philippe ROLLANDIN, Responsable de la communication du SNMHF : 06 11 91 67 92 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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