logo snmhf

Newsletter - Décembre 2012

N°7 Décembre 2012

 

PHOTO_DJF


UN AUTOMNE SOUS HAUTE TENSION !

La signature de l’avenant n°8, une difficile décision.
Une négociation dure, une signature à l’arrachée, les syndicats médicaux devaient-ils signer l’avenant n°8 dont l’objectif principal annoncé était d’encadrer les dépassements d’honoraires des médecins du secteur 2 ?
Rappelons le climat d’abord : depuis 2009, période des négociations de la loi HPST, la pression sur les dépassements d’honoraires des médecins de secteur 2 est forte. Les médias, les associations de patients,  les politiques n’ont de cesse de les encadrer, voire de les faire disparaître. A l’arrivée de François Hollande avec la nomination de Marisol Touraine au Ministère de la Santé, le tableau est campé : cette négociation entre l’assurance maladie et les syndicats médicaux, commande politique du gouvernement, avait une obligation de résultat. En effet, en cas d’échec, Marisol Touraine a averti, le gouvernement légiférera avec un risque non négligeable : un texte législatif  plus restrictif et peut-être même une mise en cause du secteur 2.
D’où la signature par trois grandes Centrales syndicales de cet avenant n°8 sous la pression intransigeante de la Ministre, la proximité du Congrès du Parti socialiste l’expliquant sans doute. Ce qui n’a pas permis une vraie pédagogie sur le contexte et le contenu de cet avenant auprès des adhérents.
Si,  pour la première fois, un pourcentage de dépassement est inscrit dans un texte conventionnel au-delà duquel il sera considéré comme abusif, celui-ci n’est qu’un critère parmi d’autres. Peu de médecins homéopathes de secteur 2 sont impactés actuellement par la moyenne annuelle des 150% de dépassements autorisés. Ce texte présente d’autres innovations, en particulier le contrat d’accès aux soins ouvert aussi aux médecins du secteur 2.  
Pour de nombreux médecins, y compris pour les médecins homéopathes, cet accord négocié est certes  un compromis, mais aussi la moins mauvaise alternative.
Pour plus de détails, voir l’analyse de l’avenant n°8 dans notre dossier.

L’homéopathie et le mythe de Sisyphe
L’autre temps fort de l’actualité est cette note du Conseil d’analyse stratégique (CAS), un organisme officiel qui conseille le gouvernement dans laquelle il est écrit «Les usagers des systèmes de santé des pays développés se tournent de façon croissante vers les médecines non conventionnelles comme la médecine traditionnelle chinoise ou l’homéopathie».
Ainsi, malgré les reconnaissances ordinale, conventionnelle et universitaire obtenues de haute lutte par les médecins homéopathes, l’idée que l’homéopathie est une pratique marginale et ésotérique est toujours présente dans des esprits plus ou moins bien intentionnés. La Société savante d’homéopathie et le SNMHF n’ont pas manqué de réagir à cette publication.
C’est à se demander si le combat pour la reconnaissance de l’homéopathie comme médecine à part entière, efficiente et indispensable à l’arsenal thérapeutique, relève du mythe de Sisyphe dont le rocher retombe toujours après avoir atteint le sommet de la côte.
La persistance de cette image fausse de notre pratique médicale rend plus que jamais indispensables les 2e Assises* du médecin homéopathe le 26 janvier prochain.
C’est en montrant que nous sommes des médecins, pleinement impliqués dans le système de santé avec des préoccupations et des interrogations de médecin ayant pour seul souci l’intérêt de nos patients que nous dépasserons le mythe de Sisyphe. L’automne a été chaud pour les médecins homéopathes. (Lire la suite ...)

Dr Dominique Jeulin-Flamme
Présidente du SNMHF

 

ImprimerE-mail

Newsletter - Octobre 2012

N°6 Octobre 2012

 

PHOTO_DJF

LES HOMEOPATHES RECIDIVISTES AUX ASSISES !
 
A l’heure où la politique de santé initiée par le gouvernement issu des élections présidentielles et législatives du printemps tend à revenir à une forme d’hospitalo-centrisme considérant les libéraux comme une sorte de supplétif des l’armée des Indes, il est important de démontrer qu’au contraire les médecins de ville en général et les homéopathes en particulier sont des acteurs ayant un rôle spécifique dans le système de santé.
C’est l’enjeu essentiel des 2e Assises du médecin homéopathe qui se tiendront samedi 26 janvier 2013. Le succès de la première édition, en novembre 2011, nous a, en effet, incité à récidiver et à aller plus loin. Surfant sur la reconnaissance par la convention médicale des médecins à expertise particulière, notre objectif était alors de démontrer la capacité des homéopathes d’être des médecins à part entière. Cette fois, c’est l’expertise des médecins homéopathes qu’il s’agit de mettre en avant et de faire reconnaitre. Un des temps forts de ces Assises sera la présentation des premiers résultats de l’étude EPI3 (voir interview ci-dessous) qui démontre que les médecins homéopathes traitent les mêmes patients que leurs confrères généralistes avec les mêmes pathologies et le même degré de gravité et les résultats sont équivalents. L’impact d’une telle étude sur la crédibilité de notre pratique est appelé à être considérable.
L’autre temps fort de ces deuxièmes assises sera consacré au DPC - développement professionnel continu. 2013 sera l’année du changement. Finie la FMC et l’évaluation des pratiques professionnelles. Une nouvelle donne et nous, médecins homéopathes souhaitons échanger avec les institutions pour obtenir la reconnaissance de nos propres formations continues.Incorrigibles récidivistes, les médecins homéopathes sont condamnés à venir aux Assises pour être les premiers à tout savoir sur cette étude et bien sur défendre leur formation continue!Voir le programme et les modalités d’inscription : www.snmhf.org
(Lire la suite ...)

Dr Dominique Jeulin-Flamme
Présidente du SNMHF

ImprimerE-mail

Newsletter - Juillet 2012

N°5 Juillet 2012

 

PHOTO_DJF

NOUVELLE FRONTIERE
 
Depuis le rapport Lebatard-Sartre de 1997, nous avons mené de grands combats pour une reconnaissance politique, professionnelle, scientifique et universitaire de l’homéopathie et des médecins homéopathes. La création par la convention médicale de la Commission MEP (médecins à expertise particulière) est une étape importante de ce processus au long cours. Ses travaux ont commencé et notre responsabilité est de lui fournir des éléments visant à lui permettre de définir des critères d’identification et d’individualisation de la pratique homéopathique et des médecins homéopathes.
Parce que nous avons une formation spécifique, une expertise, une pratique quotidienne et une relation particulière avec nos patients, nous nous considérons naturellement comme des médecins homéopathes. Mais notre environnement institutionnel – Etat, caisses, université – a besoin de comprendre notre pratique à travers ses spécificités. Il nous appartient d’avoir une approche collective et quantifiable de notre exercice. Qu’est-ce qui le caractérise le mieux et qui soit repérable dans la base de données de l’assurance maladie ? La pratique clinique certes, mais seule la prescription de médicaments homéopathiques nous rend identifiables. D’où les réflexions que nous menons collégialement au niveau du Bureau : quels critères choisir à partir de la totalité des ordonnances d’un praticien pour distinguer le prescripteur occasionnel du médecin homéopathe? Nous avons fait une proposition dans ce sens à la commission: en dehors des prescriptions pour ALD, le fait d’avoir 40 % d’ordonnances comportant exclusivement des médicaments homéopathiques (donc sans prescription de médicaments allopathiques) nous permet d’identifier les médecins homéopathes. Nous affinerons ce pourcentage au fil des résultats.
L’enjeu de ce débat est important car les critères retenus détermineront le profil médico-économique des médecins homéopathes et leur place dans le système de santé. Une place que nous savons privilégiée et que nous mettons en avant depuis des décennies. C’est une nouvelle étape, une nouvelle frontière à franchir. A chacun d’y réfléchir. N’hésitez pas à nous faire part de vos idées ! (Lire la suite ...)

Dr Dominique Jeulin-Flamme
Présidente du SNMHF

ImprimerE-mail

Newsletter - Juin 2012

N°4 Juin 2012

2012 : L’ANNEE DES (R)EVOLUTIONS

PHOTO_DJF

2012 s’annonce-t-elle comme l’année des grandes révolutions en France et dans notre communauté homéopathique ? Nous pourrions être amenés à le croire car si, côté politique, les choses sont maintenant actées, côté homéopathique, l’université et la recherche ont fait un bond en avant.

REVOLUTION POLITIQUE ?


Un nouveau Président de la République, un nouveau Premier Ministre et un nouveau Ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, figure importante du PS qui devient l’interlocutrice des médecins. A quelle sauce allons-nous être accommodés ? A celle du plafonnement des dépassements d’honoraires comme elle l'annonçait lors de sa première intervention publique (voir ci-dessous) ?. La généralisation du tiers-payant était aussi au programme du candidat Hollande mais cette mesure - « marqueur de gauche » selon l’entourage du nouveau Chef de l’Etat - est moins facile à mettre en place qu’il n’y parait et avec des effets pas nécessairement mesurés. (Lire la suite ...)

Dr Dominique Jeulin-Flamme
Présidente du SNMHF

ImprimerE-mail

Newsletter - Mars 2012


N°3 mars 2012

L'ANNEE DE TOUS LES DEFIS

En ce début de printemps, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.

La bonne est que, selon un sondage (voir actualité) réalisé pour les laboratoires Boiron, de plus en plus de Français ont recours à l’homéopathie et lui font de plus en plus confiance.


La mauvaise est la reprise de l’offensive contre le secteur II. Campagne électorale oblige, les politiques ont tous promis d’encadrer les dépassements d’honoraires. De son coté, le

directeur général de l’UNCAM a annoncé qu’il allait prendre des sanctions contre les médecins identifiés comme pratiquant des dépassements excessifs. Certains médecins homéopathes se trouvent déjà dans le collimateur des Caisses. Pas de panique : le SNMHF est là pour aider concrètement ses adhérents. (Voir dossier)

2012 n’est pas seulement l’année des élections présidentielles et législatives, c’est aussi celle de la fin de la procédure de qualification de spécialiste en médecine générale et de l’évolution du dossier de l’intégration du
Conseil national professionnel des Médecins à expertise particulière (CNP-MEP) dans la Fédération des spécialités médicales. Un dossier chaud que nous devons suivre.

Légitimés par les Français, reconnus par la Convention médicale, l’homéopathie et les médecins homéopathes ont encore de
lourds défis à relever. A la pointe de ces combats et de la défense de ses adhérents, le SNMHF sera d’autant plus fort que les médecins homéopathes seront nombreux à se reconnaitre en lui et rejoindre ses rangs. (lire la suite ...)

   
Dr Dominique Jeulin-Flamme
Présidente du SNMHF



La bonne est que, selon un
sondage (voir actualité) réalisé pour
les laboratoires Boiron, de plus en plus de Français ont recours à
l’homéopathie et lui font de plus en plus confiance.



La mauvaise est la reprise de
l’offensive contre le secteur II. Campagne électorale oblige, les politiques
ont tous promis d’encadrer les dépassements d’honoraires. De son coté, le
directeur général de l’UNCAM a annoncé qu’il allait prendre des sanctions contre
les médecins identifiés comme pratiquant des dépassements excessifs. Certains
médecins homéopathes se trouvent déjà dans le collimateur des Caisses. Pas de
panique : le SNMHF est là pour aider concrètement ses adhérents. (Voir dossier)



2012 n’est pas seulement l’année des
élections présidentielles et législatives 
c’est aussi celle de la fin de la procédure de qualification de spécialiste
en médecine générale et de l’évolution du dossier de l’intégration du
Conseil national professionnel des Médecins à expertise particulière (CNP-MEP)
dans la Fédération des spécialités médicales. Un dossier chaud que nous devons
suivre.



Légitimés par les Français, reconnus par la Convention médicale, l’homéopathie
et les médecins homéopathes ont encore de lourds défis à relever. A la pointe
de ces combats et de la défense de ses adhérents, le SNMHF sera d’autant plus
fort que les médecins homéopathes seront nombreux à se reconnaitre en lui et
rejoindre ses rangs. 

ImprimerE-mail

Plus d'articles...

SNMHF Syndicat National des Médecins Homéopathes Français
79, rue de Tocqueville 75017 PARIS - Tél.: 01 44 29 01 31 - Fax : 01 40 54 00 66